• Régime versus émotions

    Pourquoi les régimes sont insuffisants dans la perte de poids?

    Savez-vous que 96% des personnes qui suivent un régime récupèrent leur poids de départ dans les 6 mois qui suivent la fin de celui-ci ?
    Pourquoi à votre avis ? Pourquoi un régime n’est-il pas suffisant pour perdre du poids de manière définitive ? C’est ce que cet article va aborder en 1er, avant de vous donner quelques clés pour gérer allégement et comportement adéquat à adopter !

    Nos émotions nous poussent à trop ou mal manger

    Lors d’un régime, notre raison et notre volonté sont aux commandes. Vous avez choisi tel ou tel régime, vu un diététicien, effectué des achats alimentaires… Or notre comportement alimentaire n’est pas régi par notre seule volonté, sinon vous auriez déjà atteint votre objectif de perte de poids. Il est aussi dépendant de nos émotions et de notre état de stress. Après une journée harassante ou une situation difficile, quand le mal-être s’installe, nous cherchons le réconfort dans un substitut: alcool, achats compulsifs ou… alimentation.
    La prise alimentaire est alors déclenchée de façon brutale et irrépressible par ces émotions dites négatives comme une angoisse ou une déception. Manger nous détourne de ces émotions envahissantes et nous procure une satisfaction immédiate, mais non durable, qui peut tourner à l’addiction. Qui n’a jamais craqué pour des sucreries, des pâtisseries ou des chips en cas de stress, de surmenage ? Bref, stress et émotions négatives donnent souvent envie de manger.

    Mais d’ou viennent nos envies de manger émotionnelles?

    Ces envies sucrées ou salées n’ont souvent rien à voir avec un besoin physiologique et consommées en excès nous font grossir. Elles nous conduisent à manger sans faim, sans plaisir gustatif, vite, dans l’urgence et en trop grande quantité. Elles ne sont pourtant pas d’emblée synonyme de déséquilibre du comportement alimentaire et peuvent même contribuer à notre équilibre psychologique comme le précise un rapport d’expertise de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement
    et du travail). Nous ne mangeons pas que pour le bon fonctionnement du corps, mais aussi pour le réconfort que cela nous procure. Ce besoin est indispensable à notre «stabilité émotionnelle et affective».

    Des envies très caloriques

    Ce constat serait plutôt rassurant si ces envies de manger ne nous poussaient pas vers des aliments «doudou », rassurants et à haute densité calorique. Mais alors pourquoi avons nous envie de manger ces aliments-là plutôt que de la courgette ou des carottes râpées? Tout d’abord parce qu’ils nous procurent des sensations fortes et un réel apaisement émotionnel, qui ont le don de tenir à distance nos pensées et nos émotions pénibles. Ensuite parce que les aliments interdits pour cause de régime, deviennent d’autant plus désirables.

    L’interdiction alimentaire pousse à l’obsession pour la nourriture

    En effet, le régime, dans sa recherche à maigrir à tout prix, pousse à exercer un contrôle permanent sur la nourriture et à vivre dans la restriction alimentaire. Cette contrainte excessive entretien la faim et fait naître des frustrations, notamment autour d’aliments interdits. Conséquence : des dérapages fréquents comme des grignotages, des écarts alimentaires ou même de la boulimie. Régime = dérapage = régime + strict = dérapage…

    Un vrai cercle vicieux

    C’est un vrai cercle vicieux qui s’installe. Et plus le régime est strict, plus le risque de frénésie alimentaire est important. On éprouve alors des envies de manger de plus en plus fortes, provoquées par des émotions de plus en plus faible en intensité. Un simple ennui peut déclencher une forte envie de manger ! Autre conséquence désastreuse, la consommation de ce type d’aliments provoque l’apparition d’émotions négatives comme la culpabilité ou l’anxiété qui déclenchent à leur tour des envies de manger et aggravent ce cercle vicieux.
    Culpabilité/émotions négatives = envie de manger = manger = culpabilité/émotions négatives…

    Mais alors quelles sont les solutions au problème de poids et d’impulsion alimentaire?

    C'est ce que nous verrons dans quelques jours dans la suite de cet article...